Policultures
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Avant le second tour de l’élection présidentielle, les professions culturelles se sont largement mobilisées, non pas pour Emmanuel Macron, mais contre Marine Le Pen. Quoiqu’il en dise, le président sortant n’a pas convaincu pendant son premier mandat, et son programme pour les cinq années à venir paraît encore léger, même si on peut lui faire le crédit de son engagement européen, qui a obtenu des résultats qui ne demandent qu’à être prolongés. Mais c’est évidemment la perspective de voir l’extrême-droite (...)
Jean Eustache a choisi de mourir, en novembre 1981. Il avait 43 ans. Avant de mourir, il a laissé quelques documentaires remarquables par leur ton, et deux grands films incandescents, La maman et la putain (1973) et Mes petites amoureuses (1974). Deux films longtemps inaccessibles pour des problèmes de droits. Ces problèmes sont réglés, et le premier est ressorti en salle le 8 juin, 49 ans après une présentation à Cannes qui a fait date. Il entame aujourd’hui une nouvelle carrière. Tout était (...)


Dans la liste du gouvernement telle qu’elle a été donnée par le secrétaire général de l’Elysée, le ministère de la culture se situe tout en bas. C’est dire son importance très relative dans les temps à venir, si le Président de la République obtient une majorité à l’Assemblée nationale le 19 juin. Le nouveau quinquennat s’affiche donc, dans cette perspective, en parfaite continuité avec l’ancien, qui s’est contenté, dans le domaine culturel, d’assurer les dossiers industriels en cours, sans vision prospective, sans volonté d’impulsion, pour tout dire sans l’indispensable conviction, pour mener une politique culturelle, que l’art et la culture sont vitaux, et que l’Etat a des responsabilités majeures à remplir. Par quoi va commencer ce quinquennat, si Emmanuel Macron retrouve une majorité parlementaire ? Par la suppression de la « redevance » radio-télé, dans le cadre d’une loi sur le pouvoir d’achat, présentée (...)


Aristide Maillol (1861 – 1944) reste un incompris, un mal-aimé, comme si sa sculpture était trop sage, trop classique, trop datée. Eh bien, que ceux qui sont restés étrangers à cette œuvre aillent vite, s’ils le peuvent, au Musée d’Orsay qui lui consacre jusqu’au milieu de l’été un très bel hommage. Il y a là des sculptures majeures, mais aussi la délicate peinture de sa jeunesse (du temps qu’il admirait Puvis de Chavannes et qu’il était proche des nabis), et ses essais de tapisserie et de céramique. L’exposition se concentre, pour l’essentiel, sur les années d’avant la guerre de 14, mais donne une bonne image de l’ensemble d’une production qui reste, avec celle si différente de Rodin, la plus importante de son temps. Rodin qui disait de Maillol : « Oui, il a le génie de la sculpture » Paris n’avait pas connu de grande exposition Maillol depuis celle qui avait commémoré en 1961 le centenaire de sa naissance, et (...)
COULANGEON Philippe, Culture de masse et société de classes. Le goût de l’altérité, Paris, PUF, 2021, 369 pages, 20 Euros. Le sociologue Philippe Coulangeon, dont les recherches portent sur la démocratisation de la culture et de l’éducation, livre une solide réflexion sur les évolutions récentes des (...)