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Les premiers mots d’un nouveau ministre sont les plus significatifs ; ils révèlent ce qui, à ses yeux, est le plus important, ce qui lui tient le plus à cœur. Ceux d’Aurélie Filipetti, quand elle s’est installée rue de Valois, ont fixé une ligne centrale : son ministère sera, d’abord, celui de l’accès du plus grand nombre à la culture et aux arts. La nouvelle ministre se dit portée par le désir de faire partager “les plus belles choses du monde”.
Voilà pour une ligne, qui avait été trop perdue de vue ces (...)
Qu’attendez-vous d’une politique culturelle ? C’est le titre d’une série qu’un quotidien a publié pendant la campagne présidentielle. Pourquoi ne pas s’amuser à ce jeu ? Qu’est-ce que je répondrais si l’on me posait cette question ?
Pour commencer, ce qui serait bien, c’est que le ministère de la culture soit confié à quelqu’un qui aurait déjà exprimé des opinions sur la politique culturelle. Hélas, je ne crois pas que cela soit jamais arrivé... Passons.
Ce que j’attends ? D’abord et avant tout la défense de (...)
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La campagne électorale qui s’achève aura fait franchir une nouvelle étape à la présidentialisation de la politique française. Entendons par là qu’on attend de chaque candidat qu’il ait un programme précis sur chaque sujet, qu’il ait en somme une feuille de route pour chacun des ministres du futur gouvernement désigné après les législatives. C’est vrai pour la culture comme pour les autres secteurs.
Cette accélération, largement liée à la manière dont le Président sortant a conçu sa fonction, produit dans cette campagne une avalanche de revendications catégorielles. Les dernières semaines avant l’élection présidentielle ont donné l’occasion aux groupes constitués et aux professions de mettre en avant leurs propositions et leurs revendications. Ces nouveaux cahiers de doléances sont avancés soit pour faire pression, soit pour prendre date. Chaque discipline demande au futur Président de répondre à ses (...)
Pour le spectacle vivant, une date de rupture s’impose : 2003, quand le régime de l’assurance-chômage connaît le paroxisme de sa crise. On voit alors que l’impressionnante croissance du secteur, alimentée par une politique publique forte et des arrangements avec le statut de l’intermittence, arrive à ses limites. Rien ne sera plus comme avant ; le théâtre, privilégié jusqu’alors par les budgets du ministère de la culture, va rentrer dans le rang.
Le quinquennat de Nicolas Sarkozy va introduire une donnée nouvelle, dans la lettre de mission à Christine Albanel : la priorité de la politique publique du théâtre est de remplir les salles. Mais cette injonction n’aura que peu d’effets, même si, en présentant cetta année ses vœux au “monde de la culture”, le Président sortant est revenu à la charge, affirmant que “ on ne peut pas continuer à avoir tant de créations pour si peu de diffusion”.
Le travail du (...)
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BACKOUCHE Isabelle et DUCLERT Vincent, Maison de l’histoire de France. Enquête critique, Fondation Jean Jaurès, 2012. 282 pages. 12 Euros. HYPERLINK "http://www.jean-jaures.org/Publicat..."http://www.jean-jaures.org/Publicat...
Site de la MHF : http://www.maison-histoire.fr/
Le projet d’une (...)
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