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Et maintenant, quelle langue pour l’Europe ? Avancer que la leur ne peut pas être la seule utilisée par les institutions de l’Union européenne n’est pas faire injure à l’Irlande et à Malte. L’Allemagne, l’Espagne, la France, l’Italie ont sans doute quelques titres à faire valoir en faveur de nouvelles pratiques. On a vu, depuis une quinzaine d’années, l’anglais s’imposer comme la langue unique de Bruxelles. Le français, qui comptait encore au milieu des années 90, est devenu marginal, et l’allemand, langue (...)
Ah, je n’en peux plus d’écouter la classe parlante, qui me donne de l’urticaire, me fait hurler tout seul en sautant sur place, et me fait vouloir étrangler mon chien… La classe médiatico-blabla, d’où déferle l’ultra-conformisme : vérités révélées, objurgations puritaines… Ainsi vous le disent ces nouveau curés : vous êtes racistes, repli frileux, populistes ! Tenez, un exemple parmi d’autres, je lis dans la pub d’un festival littéraire : « à l’heure du réflexe identitaire, de la tentation du repli sur soi, de (...)


Alors qu’on commémore le cinquantenaire de la mort de Jean Lurçat, Aubusson, qui lui doit tant, ouvre sa « Cité de la tapisserie ». Un lieu qui est tout à la fois centre de ressources, lieu d’exposition, centre de formation, et point d’ancrage d’une politique de relance ponctuée par l’inscription au patrimoine immatériel de l’UNESCO. Aubusson revient de loin. Il y a quelques années à peine, les perspectives paraissaient sombres. Le réveil offert autour des années quarante par Jean Lurçat, qui avait choisi la ville pour faire tisser ses tapisseries, n’avait été que passager. Les espoirs nés de l’installation d’un atelier de restauration du Mobilier national, et de la formation qui allait avec, avaient été déçus. La formation avait même été rapatriée à Paris. L’École d’art, née de la tapisserie, avait été fusionnée avec celle de Limoges et oublié sa spécificité. Elle avait fini par fermer. Il restait un musée, (...)


DÉMOS va s’étendre, a annoncé le ministère de la culture. C’est la preuve de son succès. Le « Dispositif d’éducation musicale et orchestrale à vocation sociale » a été créé en 2010 par la Cité de la musique, enrichie depuis de la Philharmonie. Son principe est simple, mais novateur : des enfants de quartiers défavorisés (quartiers politique de la ville, territoires ruraux) bénéficient d’ateliers d’initiation à la musique classique et sont réunis en orchestre sous la conduite de musiciens professionnels et d’éducateurs sociaux. Chacun des enfants reçoit un instrument dont il est responsable pendant la durée de l’apprentissage, soit trois ans. Trois ans d’apprentissage intensif, au rythme de trois à quatre heures par semaine, et de stages pendant les vacances. Depuis 2010, ce sont un peu plus de 2000 enfants qui ont été engagés dans Démos, en région parisienne, puis dans l’Isère et dans l’Aisne, constituant douze (...)
Jérôme Clément, L’urgence culturelle, Paris, Grasset, 2016, 251 pages, 19 Euros. Le titre de cet essai claque comme un cri d’alarme. Jérôme Clément, administrateur civil qui commença sa carrière au ministère de la Culture en 1974, avant notamment de diriger la chaine culturelle franco-allemande Arte (...)