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Quelques jours à peine avant le commencement d’une année qui sera marquée, en France, par l’élection présidentielle. La campagne a commencé. La primaire de la droite a laissé, se lamente-t-on, aussi peu de place à la culture qu’à l’Europe et à l’environnement. Et les premiers débats de celle de la gauche, si elles paraissent s’ouvrir davantage aux deux derniers sujets, le font bien peu, encore, à la culture. Faut-il s’en étonner ? dans une société qui ne sait parler que d’économie - et le quinquennat qui (...)
Ah, je n’en peux plus d’écouter la classe parlante, qui me donne de l’urticaire, me fait hurler tout seul en sautant sur place, et me fait vouloir étrangler mon chien… La classe médiatico-blabla, d’où déferle l’ultra-conformisme : vérités révélées, objurgations puritaines… Ainsi vous le disent ces nouveau curés : vous êtes racistes, repli frileux, populistes ! Tenez, un exemple parmi d’autres, je lis dans la pub d’un festival littéraire : « à l’heure du réflexe identitaire, de la tentation du repli sur soi, de (...)


Dans une année où les touristes étrangers ont hésité à venir en France, les performances des musées parisiens ont été largement affectés par ce phénomène, et tout spécialement les eux grands musées où traditionnellement la clientèle étrangère est dominante, le Louvre et Orsay. Avec un total de 7,3 millions, le nombre de visiteurs au Louvre a marqué une chute de 15% par rapport à 2015. Cette chute est le fait des visiteurs étrangers, puisque les visiteurs français ont été, comme l’année précédente, de l’ordre de 2 millions. Dans la masse des visiteurs, le poids des expositions temporaires au Louvre est faible : 135 000 visiteurs pour Hubert Robert, 87 000 pour Bouchardon. Le grand succès de l’année a eu pour cadre non pas les salles du musée, mais la Cour carrée, où le Panorama d’Eva Jospin (gratuit) a attiré 300 000 curieux. Le Louvre-Lens, de son côté, termine l’année avec un total de 440 000 visiteurs. Trois (...)


A Dunkerque, deux institutions sont voisines l’une de l’autre, le Fonds régional d’art contemporain et le LAAC, Lieu d’Art et d’Action Contemporaine. Deux institutions dont l’objet, l’art contemporain, est le même, mais dont l’histoire et les collections sont différentes. Les deux ont, aussi sagement que logiquement, décidé de coopérer. Il se crée ainsi, aux marges nord de la France, face à la mer du Nord, un pôle dont on est en droit d’attendre beaucoup. Les histoires sont à l’opposé l’une de l’autre. Le LAAC, intégré aux musées municipaux,.eu est né d’une personnalité, le FRAC est une création institutionnelle. Le LAAC s’appelait Musée d’art contemporain de Dunkerque quand il a été créé à l’initiative d’une personnalité rayonnante, Gilbert Delaine. C’était il y a quarante ans, l’ingénieur Gilbert Delaine sollicitait les industriels locaux pour constituer une collection d’arts plastiques dont la ville pourrait (...)
Karine Berger, Manuel Alduy et Caroline Le Moign, La culture sans Etat. De Modiano à Google, Paris, Odile Jacob, 2016, 205 pages, 21, 90 Euros Cet essai part d’un constat accablant : la politique culturelle est en panne ; incapable de prendre en compte les évolutions qui affectent les mondes de (...)