Policultures
TERRITOIRES INDUSTRIES ARTS PLASTIQUES SPECTACLE EN BREF NOTES DE LECTURE INTERNATIONAL POLITIQUES PUBLIQUES
Lors de la clôture des journées du réseau français à l’étranger, le 22 juillet, le ministre de la culture, Frédéric Mitterrand, se trouvait aux côtés du ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner. En quelle position ? La transformation des structures de l’action extérieure de la France, en effet, exclut statutairement le ministère de la culture du partage des responsabilités qu’il assumait jusqu’alors officiellement : c’est l’un des effets du passage de CulturesFrance à l’Institut de France. (...)
Le dernier manifeste L’art d’aujourd’hui ne nous convient pas. La mode est à la rupture, mais celle-ci n’a ni projet, ni tendresse, ni humour, elle s’enorgueillit de détester l’Homme et l’humain – et nous n’en pouvons plus. Nous en avons assez des provocations, de la remise en question, de l’intéressant, du ricaneur, du pas-dupe. Nous en avons par dessus la tête de nous faire donner des leçons de révolte par des enfants gâtés. Les gosses de la bonne société reprenant le travail destructeur de leurs (...)


État de crise. Et les politiques culturelles sont prises dans la tourmente, avec obligation impérieuse de se remettre en question. Les éléments de cette cristallisation se sont mis en place, comme toujours, progressivement, mais maintenant on a bien affaire à ce nouvel objet autour duquel on tourne sans savoir au juste quel usage en faire. Les éléments ? d’abord les doutes sur l’efficacité de la politique suivie peu ou prou par l’État depuis cinquante ans. Elle aurait épuisé son modèle : les investissements dans les équipements qui répartissent l’activité sur tout le territoire national sont à peu près réalisés ; on a pris conscience que la démocratisation passe d’abord par l’éducation, et la frontière idéologique entre éducation et culture (quelque chose comme l’opposition entre connaissance et amour, aurait dit Malraux) n’a cessé de rendre impossible une rencontre vraie et efficace) ; l’État aurait aussi été (...)


L’Assemblée nationale a adopté le 5 juillet le projet de loi sur l’action extérieure de la France, dont "le cœur", selon l’expression du ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner, est la création de l’Institut français, établissement public industriel et commercial qui reprendra les missions de CulturesFrance. Le ministre, défendant le projet de loi devant l’Assemblée, soulignait que ’l’Institut ne se contentera pas de reprendre les missions de l’association CulturesFrance – accompagner et promouvoir à l’étranger la création artistique et les industries culturelles françaises". Le statut d’EPIC, soulignait également le ministre, "lui donnera la souplesse de gestion dont elle a besoin pour évoluer dans un monde qui, y compris en matière culturelle, est concurrentiel. Ainsi, elle pourra faire plus facilement appel à des financements privés, gérés selon une comptabilité privée ; elle pourra également (...)
Jean-François Sirinelli et Georges-Henri Soutou (dir.), Culture et Guerre froide, Paris, PUPS, 2008. 308 pages, 26 Euros. Jean-Michel Tobelem (sir.), L’arme de la culture. Les stratégies de la diplomatie culturelle non gouvernementale, Paris, L’Harmattan, 2007. 264 pages, 22,5 Euros. La culture (...)