Policultures
TERRITOIRES LIVRE ET INDUSTRIES ARTS VISUELS SPECTACLE UN MOIS EN BREF NOTES DE LECTURE INTERNATIONAL POLITIQUES PUBLIQUES ABONNEMENTS
Encore un nouveau ministre de la culture : Franck Riester succède ce 16 octobre à Françoise Nyssen. François Hollande aura usé trois ministres en cinq ans, et Françoise Nyssen ne sera même pas restée dix-huit mois. Elle était condamnée. Elle laisse le ministère en mauvais état. Est-ce sa faute ? L’accuser, comme cela a été trop fait, serait trop facile. Certes, elle est arrivée en néophyte de la politique, et il lui a fallu du temps pour prendre ses marques. Mais elle avait fini par comprendre les (...)
Une croissance à peu près équilibrée : c’est ce que révèle le bilan 2017 du Centre national des variétés (CNV) sur l’activité du spectacle vivant de variétés en France. Une augmentation de 4% du nombre de représentations a en effet, constate le CNV, « été alimentée à la fois par les festivals, la programmation saisonnière des salles et des événements isolés ; à la fois dans des lieux de petite, de moyenne et de grande jauge ; et dans l’ensemble des régions françaises, à quelques exceptions près ». Le CNV ne peut (...)


La dernière grande exposition sur le cubisme à Paris a eu lieu en 1953. Braque était vivant et au sommet de sa gloire, Picasso le dieu vivant de l’art moderne, le cubisme avait un demi-siècle, on ne savait pas encore que Paris avait perdu la partie au profit de New-York. Le cubisme était vénéré. Plus d’un nouveau demi-siècle plus tard, alors que tous les acteurs de l’aventure cubiste ont disparu, comment le mouvement va-t-il être considéré ? Va-t-on le voir dans sa dimension de recherche, dans ses résultats, dans sa postérité ? L’exposition du Centre Pompidou donne les éléments du bilan. Le cubisme, c’est Braque et Picasso. Deux génies qui expérimentent ensemble, font œuvre commune et différente, font avancer la peinture, la bousculent, avant de se séparer pour prendre des voies différentes. Mais ce moment cubiste est un moment clé du siècle. Il a été préparé. Pas de cubisme sans Cézanne (notre père à tous, (...)


Passation de pouvoir, à la mi-journée ce 16 octobre, au ministère de la culture. Françoise Nyssen s’en va, Franck Riester arrive. L’une, que l’on sort, a un bilan à défendre. L’autre, qui entre, n’a pour l’heure pas grand-chose à dire. Il est là, et c’est déjà bien pour lui, qui assure que ce ministère est « essentiel ». D’où deux discours inégaux. Françoise Nyssen a passé un long moment à défendre son bilan, à expliquer ce que furent ses orientations politiques. Le sens de mon action, a-t-elle assuré, a été de combattre la ségrégation culturelle. Il ne faut plus, martèle-t-elle, que l’on puisse entendre quelqu’un dire : « la culture, ce n’est pas pour moi ». Voilà pourquoi son ministère a été centré sur l’éducation artistique, assortie de la grande ambition « de placer la pratique artistique au cœur de notre projet ». C’est dans cet esprit aussi qu’il faut comprendre l’idée d’amener des chefs-d’œuvre au plus près du (...)
CALLU Agnès, Culture et élites locales en France, 1947-1989, Paris, Editions du Cnrs, 2018, 554 pages, 52 Euros. Ce volume, édité par Agnès Callu, constitue la valorisation éditoriale d’une enquête collective consacrée à la « sociologie des élites culturelles locales », en France, de 1947 à 1989 ; ce que (...)